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JEUX DE HASARD AUTOMATIQUES INTRODUCTION

Notre but n'est certainement pas ici de faire l'apologie des jeux de hasard. Il convient au contraire, tout en respectant la liberté de l'individu, de souligner que le jeu peut entraîner une forme de dépendance dont les implications financières mais aussi sociales et familiales sont loin d'être négligeables. Nous aurons l'occasion d'y revenir mais là n'est pas le but de cet article.

Cet avertissement étant formulé, venons-en au fait: Selon la phrase consacrée et déjà usée jusqu'à la corde, "l'informatique et l'ordinateur sont désormais partout". Il n'est nul besoin de long discours pour s'en assurer, il suffit de regarder autour de soi. Il existe cependant des domaines dans lesquels on reconnaît bien l'action de l'ordinateur sans toutefois très bien en comprendre l'influence et, de ce fait, en lui attribuant donc tous les maux de l'enfer.

L'ordinateur est, en effet, de nos jours très largement utilisé dans les machines de jeux vidéo (style "Mortal Kombat", simulateur de vol, courses de voitures, de motos, jeux olympiques, etc.) mais aussi dans les machines de jeux de hasard où les gains d'argent sont visés (roulette, black jack, dices, poker draw, etc...) Le joueur le remarque facilement, on est en terrain connu: c'est comme à la maison, peut-être en mieux et les parties sont limitées par le porte-monnaie. On y retrouve le joy stick, le volant, ou d'autres périphériques qui ne sont finalement que des substituts occasionnels du keyboard, c'est-à-dire du clavier de nos ordinateurs.

Pour les machines de jeux de hasard, c'est à peu près pareil si ce n'est que les périphériques sont généralement absents ou bien se limitent aux boutons permettant aux joueurs de faire leurs mises (bets), leurs combinaisons (supposées, souhaitées) gagnantes et qu'ils n'ont en principe aucun moyen d'influencer le cours de la partie. Forcément d'ailleurs sinon il ne s'agirait plus de hasard... euh...

Les questions commencent à se poser et, avec l'attrait de l'argent, selon les caractères des personnes en présence, le ton à monter: s'agit-il vraiment de hasard puisque les exploitants des salles de jeux doivent vivre et donc gagner de l'argent? Si programmation il y a, dans quelle proportions le hasard intervient-il? Bref, est-ce que cela ne se passe pas un peu à la tête du client, l'exploitant ne dispose t'il pas de (trop?) de facilités pour fausser le jeu et se remplir les poches?

J'ai largement eu l'occasion de l'expérimenter par moi-même, le client occasionnel ou habitué des salles de jeux y perd très facilement son latin. Outre les cas de mauvaise foi évidente, les personnes qui ont une vue très claire de la vérité sont rarissimes, ou exploitants eux-mêmes! La logique manque très souvent dans l'esprit des spectateurs, or qu'est-ce que l'informatique sinon essentiellement une question de logique?

Ce qui fait cruellement défaut également, c'est la distinction entre le hasard généré par ordinateur et le hasard pur. Mais où se situent les frontières de ces deux pôles et quels sont les garants que tout se passe équitablement? Enfin, bien sûr, il y a toujours aussi ceux chez qui l'appât du gain passe avant le plaisir du jeu, le simple fait de vouloir tenter sa chance. Les fraudeurs de tout poil semblent beaucoup plus instruits que leurs semblables en ce qui concerne la marche à suivre pour trafiquer une machine et lui faire cracher le magot... de gré ou de force.

Et entre les deux, on trouve encore les "statisticiens", c'est-à-dire ceux qui prennent systématiquement note des résultats et s'en inspirent au nom des règles des statistiques et de la probabilité pour tenter d'influencer le cours du jeu et ceux qui sont convaincus d'avoir trouvé la martingale, le truc infaillible qui leur permettra de se remplir les poches.

Avant d'en venir à l'informatique pure, j'ai moi-même été un oiseau de nuit travaillant dans l'Horeca. D'abord "videur" et portier de boîte de nuit, j'ai fini par travailler dans des luna-parks à Bruxelles. C'est donc doublement en connaissance de cause que j'écris ces lignes. Mais si vous attendez des secrets d'alcôve ou des révélations fumeuses, vous allez vers une cruelle déception. Tout comme si vous vous imaginez que je transformerai la vérité dans un sens ou dans l'autre! Personne ne sera favorisé: vous n'avez pas de chance, je suis foncièrement honnête!

PRINCIPES DE BASE

Pourquoi joue t'on?

Ne serait-on pas tenté de répondre: "pour s'amuser, pardi!" ? Mais, en réalité, les choses paraissent moins simples. A voir la tête des perdants, le jeu n'est pas toujours aussi amusant. Il y a moyen d'y perdre des fortunes. D'en gagner aussi, mais cela semble plus rare. En fait, c'est l'excès qui nuit en tout, comme toujours. Si on se limite à un montant raisonnable dès le début et que l'on s'en tient à ce qui a été prévu initialement, vous avez peu de chances d'être "coulé".
Le problème c'est que l'on veut toujours plus. Et que l'on rejoue. 
Le joueur invétéré n'est jamais content pour trois raisons qui résument en fait trois possibilités:

  • "Je ne suis pas content parce que j'ai perdu"
  • "Je ne suis pas content parce que je n'ai fait que récupérer le montant de mes mises"
  • "J'ai gagné, mais je ne suis pas content parce que ce que j'aurais pu gagner plus".

En fait, les choses sont beaucoup plus simples: on joue depuis que l'on est tout petit, parce que c'est amusant et que cela permet à la fois d'apprendre et de passer le temps. Ainsi, le petit bébé joue déjà (et que ferait-il d'autre?) et ce faisant il apprend et découvre, parfois à ses dépens aussi d'ailleurs, le monde qui l'entoure. Ce qu'il trouve ainsi lui semble souvent bien curieux, étrange, cocasse, ou triste, mais il assimile et progresse ce qui lui permettra de se développer, de parler, d'écrire, etc... A l'âge adulte, l'homme a toujours ce besoin de jouer parce que cela lui permet d'oublier (de fuir?) son monde professionnel, ses tracas et, dans certains cas, de s'identifier au héros. Dans le cas des jeux d'argent, on allie les règles particulières d'un type de jeu, généralement assez simples, à la possibilité de gains. Seulement, c'est du fifty-fifty: "si tu veux gagner du fric, tu mises du fric!" et il ne s'agit plus de billets de Monopoly. Là les choses se corsent. Le risque semble évident: celui de perdre son argent. Mais n'est-ce pas aussi justement pour le "plaisir" (?) discutable, de braver ce risque que les joueurs s'adonnent à leur vice?

Que fait l'ordinateur?

Grâce au moniteur (écran), l'ordinateur permet de visualiser, par exemple des courses de chevaux sans que cela ne prenne une place excessive ni être gêné par la foule ou devoir faire la file aux guichets. Il règle les échanges et évite les triches traditionnelles en distribuant lui-même les éléments (cartes, dés, valeurs) cela évite donc la substitution par des dés pipés, des cartes dans la manche, etc. Le verdict est aussi sans appel et s'affiche devant vous, bon ou mauvais avec, en fonction, une réaction positive ou négative musicale et lumineuse.

Mais l'ordinateur ne fait pas que cela: il comptabilise aussi les points et les mémorise, il génère "un certain hasard" et assure le suivi des parties.

Est-ce fiable? Quelle est la vraie part de hasard?

Cela dépend des machines et du type de jeu sur lequel vous jouez.

Nous distinguerons trois grands groupes de jeux:

- les courses de chevaux
- les jeux de dés
- les jeux de cartes

Nous verrons ensuite les différents types de fraudes, le sujet des martingales, les conséquences du jeu et bien d'autres choses aussi.

M.Vanbockestal